Voici une contribution de notre camarade Pierre Laroche, en vue du prochain Congrès.
Non, la modernité n'est pas la résignation à chercher comment se nicher dans les replis d'une société fondée sur l'exploitation, l'aggravation des inégalités, des discriminations, sur l'exaspération des rivalités, de la concurrence, avec leurs retombées sur la vie quotidienne, ses violences, dans la rue, sur la route, sur les stades, à l'école ou au travail. Ce n'est pas par l'adhésion à une idéologie des compatibilités entre les volontés des marchés financiers, des actionnaires des grandes entreprises d'un côté, et, de l'autre, les besoins en santé, formation, emploi, logement, culture, cadre de vie et environnement, que nous réglerons les problèmes de notre société. Il va falloir choisir entre "booster" le CAC 40, augmenter la durée de travail, les franchises sanitaires, vendre les biens de la République, liquider les acquis de plus de 2 siècles de conquêtes populaires démocratiques, en revenir à la toute-puissance patronale, au culte de la propriété privée, ou bien donner aux enfants et aux jeunes, à tous les jeunes, indépendamment de leur origine sociale, de leur lieu de naissance, de leur sexe, non pas le droit à, mais l'accès à la formation, au logement, à la santé, à la culture, à la vie démocratique, à la sécurité d'emploi, dans une société égalitaire, pacifique, respectueuse de l'environnement, donner à tous les citoyens vivant en France la possibilité d'intervenir dans les choix politiques du pays, d'un véritable pays moderne, œuvrant pour la paix et la coopération, au développement économique, social, politique et culturel que permet le niveau actuel des moyens techniques et des connaissances.